CAMPAGNE ELECTORALE
Sarkozy meurt accidentellement
Il est accueilli au Paradis par Saint-Pierre qui lui dit :
- « Bienvenue ! Cependant, nous devons régler un petit
problème… Nous voyons si rarement des Présidents ici que
nous ne sommes pas certains de ce que nous devons faire de
toi. Le Grand Patron veut que tu passes un jour en Enfer et un jour
au Paradis. Tu devras ensuite choisir l'endroit où tu voudras
passer l'éternité. »
- « Mais j'ai déjà décidé, je veux rester au
Paradis. »
- « Je regrette, mais nous avons nos règlements. »
Saint - Pierre
conduit Nicolas Sarkozy
vers un ascenseur qui le conduit
en Enfer.
Quand la porte s'ouvre,
il se retrouve sur un magnifique terrain de golf tout
vert,
le soleil brille dans un ciel sans
nuages
et il y fait un parfait 25 degrés.
Au loin se profile un superbe club house.
A l'avant de l'édifice se trouvent son papa
ainsi que Charles de Gaulle et Pompidou.
Une grande partie de la droite est là aussi
;
tous ces beaux personnages s'amusent, heureux et
habillés de façon élégante mais décontractée (Dior, Versace,
Armani, etc.).
Ils accourent à sa rencontre, l'embrassent et se mettent
à brasser leurs souvenirs d'antan et leurs débats homériques
(ha! ha!).
Ils jouent une partie de golf amicale et dînent au homard et au
caviar.
Le Diable offre même une consommation glacée…
- « Bois donc ce Margarita et relaxe un peu, Nicolas
! »
« Euh, ben, je ne peux plus boire, j'ai fait un
serment. »
- « Voyons, mon garçon, c'est
l'Enfer ici.
Tu peux boire et manger tout ce que tu veux sans
t'inquiéter.
À partir de maintenant, ça ne peut qu'aller de mieux en
mieux! »
Nicolas boit son cocktail et commence à trouver le
Diable sympathique.Il est gentil, raconte de bonnes blagues, aime
aussi jouer de bons tours, etc.
Ils s'amusent tellement qu'ils ne voient pas le temps
passer…
Arrive pourtant l'heure de partir. Tous ses amis le serrent
dans leurs bras et Sarkozy prend l'ascenseur qui monte vers le
Ciel.
Saint-Pierre l'attend à la sortie.
- « C'est maintenant le temps de visiter le Ciel, lui
dit le vieil homme, en ouvrant la porte du Paradis. »
Pendant 24 heures,
Nicolas Sarkozy doit frayer avec Jean Moulin, Jean
Jaurès, Jean Monnet, Guy Mollet, Charles Hernu , le promeneur
du Champ de mars et toute une confrérie de gens bienveillants
qui conversent de sujets beaucoup plus intéressants que
l'argent et qui se traitent l'un l'autre avec courtoisie
Pas un seul mauvais coup ou une seule blague cochonne; pas de «club
house» mirobolant mais un resto ordinaire.Étant donné
que ces gens sont tous pauvres,il ne
rencontre aucune connaissance, et il n'est pas reconnu
comme quelqu'un d'important ou de spécial !
Pire ! Jésus est une espèce de hippie, un hurluberlu qui ne parle
que de «paix éternelle» et ne cesse de répéter ses insipides
rengaines:
"Chasser les marchands du Temple, il sera plus difficile à un
riche d'entrer dans mon royaume qu'à un
chameau de passer par le chas d'une aiguille,etc.»
La journée terminée, Saint Pierre revient...
« Alors,Nicolas , tu dois maintenant choisir. »
Sarkozy réfléchit pendant une minute et répond :
- « Bien, je n'aurais jamais pensé
faire ce choix. Hum? Bon, je trouve le Paradis «intéressant»,
mais néanmoins je crois que je serais plus à l'aise en Enfer avec
mes amis. »
Saint-Pierre l'escorte
alors jusqu'à l'ascenseur
et Nicolas Sarkozyredescend jusqu'en Enfer…
Quand les portes s'ouvrent, il se retrouve au
beau milieu d'une grande plaine brûlée et
stérile, couverte de vidanges et de déchets toxiques
industriels. Il est horrifié d'apercevoir tous ses
amis, en guenilles et enchaînés tous ensemble, qui ramassent des
déchets pour les mettre dans des grands sacs noirs. Ils gémissent
de douleur, se plaignant de leur supplice, leurs mains et leurs
visages noirs de saleté. Le Diable s‘amène,
mettant son bras velu et puant autour des épaules du nouveau.
- « Je ne comprends pas, balbutie
Sarkozyen état de choc, lorsque j'étais ici hier, il y avait
un terrain de golf et un « club house »; nous avons
mangé du homard et du caviar et nous nous
sommes saoûlés.
On s'est envoyés en l'air comme des
lapins et on s'est tous follement amusés.
Maintenant, je ne vois qu'un désert rempli d'immondices et
tout le monde a l'air misérable. »
Le Diable le regarde, lui sourit, et lui sussurre à l'oreille
:
- « Hier nous étions en campagne
électorale; aujourd'hui, tu as voté pour nous! »









